Freelance : des conseils pour facturer au bon prix

Quand on démarre son activité freelance, le moment où l’on doit proposer un tarif et créer une facture est le plus compliqué. C’est bien plus dur que de trouver le premier client, puisque c’est souvent après une demande ou des premiers contacts que l’on décide de se lancer. Au début, on a tendance à sous-évaluer son travail ou le temps que l’on va mettre à le réaliser. Mais au fil des missions, ne pas facturer au bon prix risque juste de vous épuiser, voire de vous mettre en difficulté financière.

Evaluer le temps passé

Evaluer le temps que l’on prend à réaliser une tâche ou une mission est primordial. Facturer au temps passé est une des possibilités les plus courantes. Mais il convient donc de ne pas se tromper, et de prévoir une légère marge. Quand on débute, on a tendance à se croire rapide dans la réalisation d’une mission, mais on perd généralement du temps à établir devis et factures ou à contacter et relancer un client. Ce n’est qu’avec l’expérience que l’on arrive à optimiser le temps passé.

Une mission qui vous prendra 2 jours de travail mérite en réalité d’être payée bien plus. En effet, il faut aussi comptabiliser :

  • le temps passé à la prospection de nouveaux clients
  • le temps dédié à la comptabilité, l’édition de factures, etc.
  • les éventuels arrêts maladies et jours de congés
  • les périodes pendant lesquelles vous n’aurez pas de mission
  • la cotisation pour le chômage, la retraite

Vous comprenez donc que ce temps mérite aussi d’être payé, sans quoi votre entreprise ne sera pas viable.

La facture forfaitaire

Il est aussi possible de facturer selon un forfait, en définissant un montant global pour une tâche donnée. C’est parfait pour les missions répétitives, comme la création d’un logo, la maintenance de matériel, la rédaction d’un certain type de documents, etc. Un prix forfaitaire est plus compliqué à définir, car il ne faut pas se tromper dans le nombre d’heures prévues pour effectuer le travail ou oublier un élément (l’achat de fournitures, le coût de l’impression, la location de matériel, etc.).

Pour cela, il convient d’établir un devis. Une fois que le client aura accepté celui-ci, vous serez engagé à une rémunération fixe, même si le travail prend plus longtemps que prévu.

Attention aussi si vous souhaitez travailler avec d’autres entrepreneurs, aux activités complémentaires aux vôtres. Il ne faut pas oublier de comptabiliser le montant de leur prestation, afin de ne pas finir avec les quelques miettes du budget restantes.

Ne pas baisser ses prix, même si…

  • Même si le client vous promet d’autres missions ou une grande visibilité à la clé

Il est possible dans ce cas de demander un contrat d’exclusivité. Bien souvent, le client ne pourra pas le proposer, parce qu’il ne peut vous garantir d’autres missions. Si votre travail est bon et qu’il en a besoin, il fera à nouveau appel à vos service. Quant à la grande visibilité, elle est souvent surestimée par le client… Un travail qualitatif séduira bien plus qu’un nom sur un site web ou un logo sur une affiche.

  • Même si le client vous promet de vous payer plus la fois suivante

Quelles raisons aurait-il à accepter un tarif plus cher la fois suivante ? D’autant plus qu’il risque de ne pas vous prendre au sérieux, si vous acceptez de vous brader.

  • Même si le client a un budget inférieur / connaît un entrepreneur moins onéreux

Si vous souhaitez acquérir un produit, vous n’irez pas expliquer au vendeur qu’il doit baisser ses tarifs parce que vous n’avez pas les moyens d’acheter. Ce n’est pas logique, et il en va de même pour votre activité. Malheureusement, si le client n’a pas le budget pour recourir à vos services, c’est son problème. Aucune raison ne nécessite de baisser ses tarifs parce que les concurrents sont moins chers ; vous cherchez à vivre de votre activité et à être viable, mais ce ne sera probablement pas leur cas s’ils sous-estiment le montant de leur prestation.

Suivre l’avancement de ses factures

Une fois le prix fixé et accepté par le client, il faut encore réussir à se faire payer. Les clients qui ne vous paient pas à échéance de la facture auront toujours une bonne raison pour ce délai. Il faut donc leur envoyer la facture rapidement, dans un format pdf pour qu’ils puissent la lire sans soucis, et les relancer dès les premiers retards. Les logiciels de facturation en ligne sont utiles dans ce cas : ils permettent un suivi des factures en cours. Des alertes peuvent même être envoyées en cas de relance à effectuer. C’est un bon moyen pour garder une trace, rangée et organisée, des devis et factures envoyés en cas de contestation du client. S’il souhaite, en cours de route, négocier les tarifs, vous pourrez refuser, factures et devis prouvant qu’il s’était engagé à vous payer.