Du nouveau pour les entrepreneurs en France en 2018

Durant l’année 2016, le nombre de créations de petites et moyennes entreprises a connu un développement considérable en France. Ce secteur est tout à coup devenu un pilier économique important mais qui risquait de s’effriter au fil des ans comme c’était bien souvent le cas jusque là. Le gouvernement a donc décidé de réagir.

L’entreprenariat, pas toujours facile

Un Français sur dix rêve d’ouvrir sa propre boîte mais la réalité n’est pas aussi jolie que le rêve. La création d’entreprise ressemble plutôt à un parcours de combattant et quand l’affaire est enfin sur pieds, le succès n’est pas toujours au rendez-vous tandis que les obligations, elles, sont bien là. Il n’est pas rare que durant les premières années de son activité, l’entrepreneur arrive juste à joindre les deux bouts et souvent il préfère mettre la clé sous la porte.

De nouvelles lois en faveur des indépendants

Le gouvernement du Président Emmanuel Macron a travaillé sur un projet de loi comprenant plusieurs mesures favorables aux travailleurs indépendants, projet dont la réalisation doit débuter en janvier 2018. Ce projet de loi comprend plusieurs points essentiels :

  • Les entrepreneurs n’auront plus à payer leurs cotisations sociales au RSI mais seront affiliés à la même caisse que les travailleurs salariés. Les cotisations familiales et de maladie seront revues à la baisse. Pour les indépendants dont les revenus équivalent au Smic, ce changement se traduira par un gain annuel de 270 euros. Le système sera mis en place sur 2 ans;
  • Octroi d’un congé de maternité pour les femmes indépendantes semblable à celui des femmes salariées;
  • Le dispositif d’aide prévu initialement aux jeunes de moins de 26 ans et aux chômeurs qui reprennent une entreprise existante sera étendu à tous les entrepreneurs.
    Des mesures sont également prévues pour aider les entrepreneurs qui connaissent un échec car en France il est particulièrement difficile de reprendre une carrière d’entrepreneur après une faillite;
  • A partir de janvier 2019, les entrepreneurs dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas les 5000 euros ne devront plus payer la cotisation foncière des entreprises (CFE);
  • Les seuils de chiffre d’affaires permettant aux micro-entreprises de bénéficier d’avantages sociaux au cours des premières années d’activité sont revus à la hausse.
    Pour les activités commerciales, le plafond passe de 82 800 euros à 170 000 euros et de 33 200 euros à 70 000 euros pour le secteur des services et des activités non commerciales.
    Ces mesures ne seront pas toutes effectives pour tous en même temps.

Aides et subventions

A côté de ces dispositions légales qui concernent l’ensemble des entrepreneurs français, il faut savoir que des aides sont accordées à certaines catégories de personnes désirant ouvrir leur propre entreprise comme les demandeurs d’emploi, les personnes handicapées ou les entrepreneurs qui créent de l’emploi.
Il existe aussi des organismes régionaux qui accordent de l’aide aux créateurs d’entreprise sous forme de dispositifs de garantie et de cautionnements, de prêts ou de participation au capital. Tel est le cas de « Entrepreneur #LEADER » en Ile-de-France, de Ici, je monte ma boîte pour la Normandie pour ne citer que ceux-là.

Booster son entreprise

Tout change sans arrêt et le monde du travail n’y échappe pas. C’est pour cette raison que l’entrepreneur doit continuellement se tenir au courant de tout ce qui peut influencer son activité pour maintenir son entreprise en bonne santé et lui assurer la pérennité.

L’entrepreneur trouve sur internet des organismes comme Réseau-Entreprendre qui comptent des chefs d’entreprise disposés à donner tous les conseils utiles pour la mise en route ou la reprise d’une affaire et comment la développer.

Il existe aussi des salons virtuels, notamment celui qui aura lieu les 20 et 21 mars 2018 qui propose de nombreuses conférences, une documentation abondante à consulter dans des stands virtuels et des échanges via messagerie instantanée.

Il y a bien sûr les salons traditionnels où l’entrepreneur peut rencontrer d’autres professionnels et voir tout ce qui est mis à disposition pour l’aider dans son parcours d’entrepreneur.

Le salon de Paris, qui aura lieu les 7 et 8 février 2018 au Palais des Congrès, s’adresse tant aux créateurs d’entreprise qu’aux repreneurs ou aux détenteurs d’autres projets comme une start-up. Grâce aux quelques 400 exposants ainsi qu’aux nombreuses conférences et workshops, chacun y trouvera quantité de renseignements utiles au démarrage ou à la bonne marche de son entreprise.

Un tel salon sera organisé aussi en juin à Lyon, en octobre à Marseille et en novembre à Nantes. Le salon Créer se tiendra en septembre à Lille.